Pourquoi nous racontons-nous des histoires qui nous blessent ?

L’auto-dénigrement comme stratégie paradoxale de reprise de contrôle

Il n’aura sans doute échappé à aucun ni aucune d’entre vous combien nombre de nos clients (et nous aussi parfois) se racontent sur eux-mêmes des histoires dévalorisantes et culpabilisantes – des croyances et des auto-narrations qui tendent à figer les problématiques qu’ils nous apportent et à les maintenir.

Même lorsqu’une prise en charge méthodique et rigoureuse du psychotrauma est effectuée, ces récits internes persistent avec une ténacité remarquable.

Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous pousse à nous raconter des histoires qui rajoutent aux blessures déjà vécues et les font durer ? Pourquoi cette propension apparemment contre-productive à s’infliger une souffrance supplémentaire ?

Ce texte est une tentative – sans aucun doute imparfaite et incomplète –  de répondre à ces questions, pour aller vers un accompagnement qui favorise progressivement l’extinction de ces récits, au profit d’un rétablissement le plus complet possible.

Tous accros au sens

Avant d’explorer les mécanismes spécifiques de l’auto-culpabilisation, posons un constat fondamental : l’être humain est accro au sens. Cette quête de signification est, semble-t-il, une nécessité psychique, une boussole – sinon complètement fausse, au moins très imparfaite – mais terriblement rassurante face à l’incertitude radicale du monde et de la vie.

Viktor Frankl, psychiatre rescapé des camps de concentration nazis et fondateur de la logothérapie, a placé cette quête au cœur de sa compréhension de l’humain. Dans Man’s Search for Meaning (1946), il affirme que la « volonté de sens » (will to meaning) constitue la motivation primaire de l’être humain – plus fondamentale encore que la volonté de plaisir de Freud ou la volonté de puissance de Nietzsche et Adler. Dans les conditions les plus extrêmes de déshumanisation, Frankl a pu observer que ceux qui trouvaient ou conservaient un sens à leur existence étaient plus susceptibles de survivre et/ou de transcender leurs circonstances.

La psychologue Crystal Park a récemment développé un modèle particulièrement éclairant pour comprendre ce phénomène : le « modèle de construction du sens » (meaning-making model, 2010). Selon ce modèle, nous possédons tous un « sens global » (global meaning) – un ensemble de croyances fondamentales sur le monde, sur nous-mêmes et sur ce qui a de la valeur. Lorsqu’un événement survient, nous lui attribuons un « sens situationnel » (situational meaning). Et les problèmes surgissent quand ces deux niveaux entrent en conflit.
Park souligne un point crucial : « C’est cette divergence, plutôt que les circonstances objectives de l’événement lui-même, qui cause la détresse traumatique. » Plus l’écart est grand entre ce que nous croyons du monde et ce que l’événement nous révèle, plus la détresse est intense. Notre psychisme se trouve alors dans l’obligation impérieuse de réduire cet écart – de restaurer la cohérence, de retrouver du sens.

Arie Kruglanski et ses collaborateurs avaient conceptualisé plus tôt cette dynamique sous l’expression « besoin de clôture cognitive » (need for cognitive closure, 1994). Cette formule désigne à la fois notre motivation à obtenir une réponse définitive à nos questions et notre aversion pour l’ambiguïté. Kruglanski le définit comme « le désir d’une réponse ferme à une question, n’importe quelle réponse plutôt que la confusion et l’ambiguïté ». Ce besoin varie selon les individus et les situations, mais il est universel : nous préférons tous, dans une certaine mesure, une explication – même imparfaite – au vertige de l’incompréhension.

Les travaux de Peter Levine sur le trauma vont dans le même sens, en suggérant que l’une des causes de reviviscence traumatique tient au besoin de comprendre et d’intégrer les expériences traumatique dans la structure narrative de nos vies.

Cette préférence pour l’ordre sur le chaos, pour l’explication sur le mystère, est profondément adaptative. Elle nous permet de naviguer dans un monde complexe, de prendre des décisions, de planifier l’avenir. Mais elle comporte un revers : lorsque survient un événement qui résiste à toute explication satisfaisante – comme c’est souvent le cas des traumatismes –, notre besoin de sens ne disparaît pas. Il se retourne alors contre nous, cherchant désespérément une cause, fût-elle en nous-mêmes.

C’est ici que l’auto-culpabilisation trouve sa source la plus profonde. Elle n’est pas simplement une erreur de raisonnement ou une distorsion cognitive à corriger : elle est la réponse de notre besoin vital de sens face à l’intolérable absurdité de certaines souffrances. Se dire « c’est ma faute » est une façon de dire « cela a une raison » – et cette raison, aussi douloureuse soit-elle, est préférable au néant de l’inexplicable.

Égocentrisme enfantin

Depuis longtemps, les psychologues du développement avaient déjà identifié un phénomène qui offre une première clé de compréhension. Jean Piaget, dans ses travaux pionniers sur le développement cognitif, a décrit ce qu’il nomme l’égocentrisme de l’enfant. Cet égocentrisme ne désigne pas l’égoïsme ou la centration sur soi au sens moral, mais une caractéristique cognitive : l’incapacité du jeune enfant à concevoir qu’il existe des perspectives différentes de la sienne.

Jusqu’à environ sept ans, l’enfant peine à comprendre que les autres peuvent voir, penser ou ressentir les choses différemment de lui. Cette limitation cognitive a des implications profondes sur la façon dont l’enfant interprète les événements négatifs qu’il subit.

Lorsque quelque chose de douloureux survient – maltraitance, négligence, conflit parental, maladie d’un proche –, l’enfant, incapable d’accéder à la complexité des causes externes, tend spontanément à se placer au centre de l’explication.

Ainsi que le souligne Piaget, l’enfant en phase préopératoire « ne tient compte que des conséquences finales d’un événement plutôt que des intentions de l’autre ». Si quelque chose de mal arrive, c’est nécessairement lié à lui, à quelque chose qu’il a fait ou qu’il est.

Cette tendance n’a rien de pathologique : elle reflète simplement les limites du développement cognitif à cet âge. Le cerveau de l’enfant est encore en train de développer des fonctions clés comme la prise de perspective et la pensée critique.

Ce n’est qu’aux alentours de l’adolescence que se développe pleinement la capacité de décentration – cette aptitude à concevoir que d’autres perspectives existent et à les prendre véritablement en compte, même si elles diffèrent radicalement de la nôtre.

Cela donne une première explication, à la construction des récits auto-dénigrants, au moins pour un certain nombre de traumatismes précoces. L’enfant qui souffre se demande naturellement : « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal ? ». Et les récits dérivés de cette façon de penser, construits précocement, tendent à se confondre avec l’identité et à se perpétuer jusqu’à l’âge adulte, parfois toute la vie.

Notons que, de surcroît, il est fréquent que les personnes maltraitantes utilisent ce biais pour reporter la faute sur leurs victimes. Ce qui, particulièrement lorsqu’il s’agit de personnes ayant autorité sur l’enfant, constitue un facteur supplémentaire d’introjection de honte et de culpabilité, de l’idée qu’on est déficient d’une manière ou d’une autre.

Ça vous rappelle quelque chose ? Attendez, ce n’est que le début.

L’intention positive de l’auto-culpabilisation

Si cette explication développementale éclaire les traumatismes précoces, elle ne rend pas compte de l’ensemble du phénomène.

Depuis longtemps, j’ai l’intuition que ce mécanisme possède une intention positive : celle de nous redonner un sentiment de contrôle sur notre situation. Cette hypothèse permet d’expliquer pourquoi l’auto-culpabilisation persiste bien au-delà de l’enfance et se manifeste également face à des traumatismes vécus à l’âge adulte.

Imaginons que je sois frappé, agressé ou violé. Mon système nerveux cherche à tout prix à m’éviter de rééditer une telle expérience. Pour cela, il a besoin de comprendre pourquoi c’est arrivé, de façon à réduire les risques de répétition. C’est ainsi que nous fonctionnons dans de nombreux domaines de la vie : si quelque chose m’arrive, je me demande naturellement ce qui a conduit à le produire.

Le problème, c’est que – le plus souvent – il n’y a pas de raison à être victime.

L’expérience traumatogène est, presque par définition, arbitraire, injuste, inexplicable. C’est d’ailleurs une forme majeure – et hélas trop fréquente — de maltraitance secondaire que d’attribuer à une personne qui a été victime d’agression, de harcèlement ou d’une autre forme de traumatisme… une part de responsabilité dans ce qu’elle a subi

Pour autant, si je suis ou ai été victime, la seule chose sur laquelle je continue à avoir prise, c’est mon propre comportement. Aussi, si je me retrouve face à quelque chose d’incompréhensible, que je n’ai ni su prévoir, ni pu éviter, je vais avoir tendance à chercher des causes internes à cet événement : « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire ? Qu’est-ce qui, en moi, a fait que ça s’est produit ? »

Cette question-là présente un avantage majeur : elle me redonne prise sur mon destin en me donnant le sentiment que j’y peux quelque chose, alors que par définition, dans un environnement maltraitant dont je ne puis m’échapper – comme lorsque je suis enfant ou agressé –, je n’y peux rien. Mais cette illusion de contrôle me libère de la terreur de ne pas comprendre et de ne pas avoir prise sur mon destin.

De telles stratégies peuvent, au demeurant, avoir quelques bénéfices collatéraux : ce sont souvent ces mêmes mécanismes d’auto-critiques qui nous incitent aussi à développer des compétences nouvelles qui viendront nourrir certains de nos succès.  Un manque de reconnaissance parentale dans l’enfance, par exemple, peut être le moteur d’une réussite flamboyante, qui pour autant ne soulage pas une souffrance existentielle profonde.

Je pense qu’il n’aura échappé à personne parmi les lecteurs que nos auto-critiques sont des stimulants qui nous poussent à progresser. Le problème naît de la rigidité et de l’intensité de celles-ci. Car dans ce type de cas, rien de ce que nous faisons n’est jamais suffisant pour nous satisfaire, puisque nous tentons – le plus souvent inconsciemment – de répondre à des souffrances passées que toutes nos tentatives présentes ne peuvent apaiser.

Vous commencez à percevoir le piège qui se referme ? L’enfer est pavé de bonnes intentions dit le proverbe. En voici un parfait exemple.

Illusion de contrôle, hypothèses brisées et autres biais

Selon Ronnie Janoff-Bulman, nous traversons la vie portés par trois hypothèses inconscientes : le monde est bienveillant, le monde a du sens, nous sommes dignes de valeur. Une ou plusieurs expérience traumatiques viennent fracturer ces croyances. La victime, confrontée à un monde soudain dangereux et chaotique, cherche – bien normalement, nous l’avons vu, à restaurer du sens.

Or, théorisée par Melvin Lerner, « l’hypothèse du monde juste » suggère que  nous avons besoin de croire que les gens obtiennent ce qu’ils méritent. Face à une souffrance injuste, la stratégie la plus courante – chez les observateurs comme chez les victimes elles-mêmes – consiste ainsi à conclure que la victime méritait son sort.

Mais pourquoi accepter cette culpabilité ? Les travaux de Seligman sur l’impuissance apprise révèlent le paradoxe : reconnaître pleinement son impuissance expose au désespoir. S’attribuer une responsabilité préserve l’illusion d’un contrôle – et l’espoir que les choses peuvent changer. Ellen Langer a mis en évidence cette « illusion de contrôle » : nous confondons situations de compétence et situations de hasard, croyant influencer des résultats qui ne dépendent pas de nous.

Au-delà même de cette confusion, nous avons une tendance plus générale à percevoir des relations causales entre nos actions et les événements qui suivent, même lorsque cette relation est objectivement inexistante.

Plusieurs mécanismes contribuent à ces distorsions perceptuelles.

La pensée contrefactuelle, d’abord : notre esprit génère spontanément des scénarios alternatifs – « si j’avais fait autrement… » Cette simulation mentale crée rétrospectivement l’illusion d’un lien causal entre ce que nous avons fait (ou omis de faire) et ce qui s’est produit.

Le biais rétrospectif, ensuite, étudié par Fischhoff (1975) : une fois l’événement survenu, il nous paraît rétrospectivement prévisible. « J’aurais dû voir venir », « les signes étaient là ». Ce qui semblait imprévisible devient évident – donc évitable – donc de notre responsabilité.

Enfin, notre attention se focalise sur nos propres actions plutôt que sur l’ensemble des facteurs en jeu. Si j’étais présent, si j’ai fait quelque chose juste avant l’événement, cette proximité temporelle suffit à établir dans mon esprit un lien de cause à effet : une personne harcelée au travail se reprochera de ne pas avoir réagi dès le début ; une victime de violences conjugales se reprochera d’être restée. Dans les deux cas, l’attention se fixe sur ses propres actions, occultant la seule vraie cause : le choix de l’agresseur.

Pour couronner le tout, à cela vient s’ajouter notre capacité et notre tendance à reconstruire la réalité. 

La mémoire comme reconstruction

Dès 1932, le psychologue Frederic Bartlett démontrait que la mémoire n’est pas une reproduction passive mais une reconstruction active. Nous ne rejouons pas un enregistrement ; nous reconstruisons à chaque rappel une version du souvenir, influencée par nos attentes, nos croyances et notre besoin de donner du sens.

Les neurosciences ont considérablement renforcé cette vision avec la découverte de la reconsolidation mnésique (Nader et al., 2000) : lorsqu’un souvenir est réactivé, il redevient temporairement instable et modifiable avant de se restabiliser dans sa nouvelle forme. La mémoire n’est pas un livre dont l’encre a séché, mais un fichier qui s’actualise à chaque ouverture – sans conserver l’original.

Si ce mécanisme est aussi ce qui permet la résilience et la thérapie, sans accompagnement de qualité (professionnel ou non), à chaque revisite du traumatisme, le souvenir risque d’être reconstruit et reconsolidé avec les auto-accusations et les interprétations que nous y ajoutons. L’histoire que nous nous racontons devient progressivement indissociable du souvenir lui-même.

Implications pour l’accompagnement

Il est probable que l’accompagnement de telles croyances et récits de soi, passe par plusieurs étapes pour être mené à bien. Et la première est sans doute de restaurer la figure d’un « autre bienveillant ». Dans un deuxième temps, la relation avec l’accompagnant, va servir de contenant pour que la personne accompagnée puisse se confronter à ses affects douloureux avec l’étayage d’une présence rassurante. Le soutien social, la présence d’une figure d’attachement sécurisante contribueront aussi, à leur manière, à progressivement éteindre l’état d’alerte émotionnel dans lequel se trouve la personne – au moins au regard de ses expériences traumatogènes, voire d’autant plus largement que ces expériences auront été longtemps et fréquemment répétées.

Mais sans intervention sur le récit des évènements, il y a fort à parier que les blessures du passé continuent encore longtemps à déterminer le regard que la personne porte sur elle-même, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent en terme de rapport sociaux, d’aversion au risque ou encore d’estime de soi.

A cet égard, l’approche narrative proposée par Michael White et David Epstom, si elle n’est pas une panacée ni la seule intervention possible, constitue néanmoins une approche de choix.

On peut en citer ici  au moins 3 aspects :

– Les conversations externalisantes, qui par un déplacement linguistique ouvrent un espace de liberté en désidentifiant la personne de son histoire lui permet d’entrer en relation avec cette dernière.

– La double écoute ; qui permet d’entendre le récit de la souffrance mais aussi ce qui permis de survivre, de résister, de préserver quelque chose d’essentiel.

– La ré-auteurisation (re-authoring) qui invite la personne à réinscrire ce qui s’est passé dans une histoire qui ne se limite pas à ces expériences mais ouvre aussi sur tout ce qui fait la richesse d’un parcours de vie.

D’autres approches comme le recadrage, la régression en âge, l’IFS (Internal Family Systems), la thérapie des schémas… proposent leurs propres voies d’accès à la transformation des narrations traumatiques.

Dans tous les cas, un questionnement approprié jouera un rôle essentiel, car aucune suggestion venu de l’extérieur ne saurait avoir autant d’impact que celles que la personne se fait à elle-même lorsqu’elle change de perspective sur son histoire.

Bien sûr la dimension corporelle – somato-affecitve – est première et nous y reviendrons certainement un jour prochain.

En entendant, restons déjà sur l’idée que, dans un troisième ou quatrième temps, il sera aussi important d’aider nos clients à intégrer qu’il existe des situations sur lesquelles nous n’avons pas de contrôle, et dont le sens – s’il y en a un – ne nous concerne pas.

C’est un travail d’acceptation, difficile mais libérateur : accepter que certaines choses arrivent sans raison qui nous soit imputable, que l’univers n’est pas un tribunal qui nous juge, et que notre valeur n’est pas déterminée par ce qui nous est arrivé.

Ça vous inspire quoi tout ça ?

 

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Jean Dupré

Jean Dupré

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Hypnose, influence,
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6 Commentaires

  1. Valérie Beuslin

    Ça m’inspire des tas de choses. Sur la puissance de ces histoires qu’on se raconte, notamment quand elles sont inconscientes. Pour moi, il y a clairement deux niveaux à ces récits : la manière dont je réécris l’histoire pour la raconter, et celle qui se raconte à mon insu.
    J’ai assez récemment fait l’expérience de prendre conscience du récit qui s’était construit sur un événement traumatique que j’ai vécu. À la manière d’un rêve, il s’était nourri de mon sentiment de culpabilité (inconscient) pour fabriquer des liens de cause à effet, une histoire implacable et absolument horrifiante.
    La mise au jour de ce récit a emporté avec lui la pelote émotionnelle. C’est une déflagration, voire un tremblement de terre que de voir/entendre les horreurs qu’on peut se mettre sur le dos. Et en même temps une pure libération.
    Merci à tous ceux, accompagnants et accompagnantes, qui permettent le réveil du tigre.

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    • Jean Dupré

      Merci pour ce témoignage sensible

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    • Jean Dupré

      Merci Jean-Yves. Nous en parlons dans notre livre « l’art de la Relation »

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  2. Louiza Beghdadi

    Cette ébauche sur les histoires qu’on se racontent et le sens qu’on veut absolument donner aux événements que l’on rencontrent, histoire de ne pas perdre la raison; est très intéressante. Expliquer que notre valeur n’a rien avoir avec le trauma vécu est essentielle et que parfois tout simplement accepter que tout n’a pas forcément un sens dans le monde dans lequel on évolue et se dire que peu importe ce que j’ai vécue ou ce que je vivrais, ceci n’est pas obligatoirement de ma faute sans pour autant perdre la responsabilité de ce que je peux être demain.
    Merci pour ce partage Jean.

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    • Jean Dupré

      Merci à toi Louiza

      Réponse

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